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Le NSSP sri lankais répudie le socialisme et la Révolution d’Octobre

Par le Déclaration du Parti de l’égalité socialiste (Sri Lanka)
28 octobre 2011

Le Nava Sama Samaja Party (NSSP) sri lankais, tout comme son homologue français, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), est affilié au Secrétariat unifié qui, sous la direction politique de Michel Pablo et d'Ernest Mandel avait fait scission d'avec la Quatrième Internationale en 1953.

Le Nava Sama Samaja Party (NSSP) au Sri Lanka a répudié la lutte pour le socialisme en attaquant la théorie de la Révolution permanente de Léon Trotsky et en qualifiant la Révolution d'Octobre d'erreur historique.

Le dirigeant Wickremabahu Karunaratna a publié des déclarations à cet effet au moment où son parti est en quête de nouvelles alliances avec des partis capitalistes au Sri Lanka afin de se mettre directement au service des puissances impérialistes. Le NSSP a approfondi son alliance avec le Democratic People's Front (DPF), un parti tamoul bourgeois, dans le but de participer aux récentes élections régionales au Sri Lanka. Toutefois, la signification de ces positions va bien au-delà de la constitution par le NSSP d'une nouvelle alliance dépourvue de tout principe avec des partis bourgeois.

Dans sa rubrique parue le 4 septembre dans l'hebdomadaire Lakbimanews, Karunaratna écrit : « Il ne peut pas y avoir de socialisme dans un pays pauvre et économiquement attardé comme le nôtre dans le sens où cela avait été débattu dans le mouvement politique socialiste de l'Occident. Le socialisme vient après le développement de l'économie capitaliste en tant qu'entité mondiale. Sur la base du capitalisme mondial, il devrait y avoir un gouvernement mondial démocratique. L'implosion de ceci conduira l'humanité au socialisme. »

Par de telles déclarations, le NSSP montre clairement qu'il est totalement hostile à une lutte pour le socialisme au Sri Lanka et en Asie. Du point de vue du NSSP, le socialisme n'est pas à l'ordre du jour pour encore bien longtemps. Au lieu de cela, les travailleurs sont confrontés à une longue lutte non pas pour le renversement du capitalisme mais pour persuader les propriétaires d'entreprises et les principaux gouvernements capitalistes partout dans le monde de vivre en paix et de concéder aux masses un « gouvernement mondial démocratique. »

Cette perspective est chimérique et réactionnaire. Les puissances impérialistes occidentales font de plus en plus peser des menaces militaires sur des pays comme la Chine et l'Iran, tandis qu'elles ont à faire face à l'intérieur du pays à une aggravation de la crise économique et à des protestations de masse. Washington revendique même à présent le droit d'assassiner ses citoyens sans qu'il y ait de procès. Il ne peut pas y avoir de lutte sérieuse pour la démocratie sans une lutte socialiste pour l'égalité sociale et le contrôle démocratique de la production économique mondiale par la classe ouvrière.

Après avoir répudié la lutte pour le socialisme dans les pays arriérés, Karunaratna continue en attaquant la théorie de la Révolution permanente avancée par Léon Trotsky. Il écrit que contrairement au NSSP qui souligne qu'il ne peut pas y avoir de socialisme dans les pays arriérés, « Il [Trotsky] a prédit la possibilité des travailleurs d'accéder au pouvoir dans un pays arriéré. En d'autres termes, le développement inégal dans le monde a fourni un raccourci vers le socialisme mondial. »

Le NSSP est profondément hostile aux positions de Trotsky. Trotsky avait expliqué qu'à l'époque impérialiste les tâches de la révolution démocratique ne pouvaient pas être accomplies par les classes capitalistes dans les pays arriérés. Celles-ci ne pouvaient pas mettre en oeuvre les avances réalisées par les révolutions démocratiques du dix-huitième siècle - distribuer la terre aux paysans, instaurer des droits démocratiques, combattre l'arriération féodale et religieuse - ou réaliser l'unité nationale, l'indépendance authentique et la libération de l'oppression impérialiste.

Au lieu de cela, seule la classe ouvrière, prenant la direction des masses opprimées, peut remplir ces tâches essentielles de la révolution démocratique - comme un dérivé de la révolution socialiste et comme partie intégrante de la lutte pour le socialisme mondial. Trotsky insistait sur le fait que, pour jouer ce rôle, la classe ouvrière doit asseoir son indépendance politique par rapport à tous les partis capitalistes.

Cette perspective fut à la base de la prise de pouvoir par le Parti bolchevique en octobre 1917 en Russie, conduisant à la formation de l'URSS et à une lutte pour l'extension de la révolution socialiste à l'Europe et à l'Asie. C'est précisément parce que Karunaratna est hostile à la théorie de la Révolution permanente qu'il finit par attaquer l'URSS en déclarant qu'elle n'avait rien à voir avec le socialisme.

A cause des défaites de la vague suivante de luttes révolutionnaires durant les années 1920 en Europe, Karunaratna écrit que ce qui a résulté de la perspective de Trotsky fut « l'isolement de la Russie en tant que pays à parti unique disposant d'une économie nationalisée arriérée. Ce dernier n'était pas un pays socialiste au sens politique du terme mais une grossière aberration. »

En appelant l'URSS une « aberration » qui n'était pas socialiste « au sens politique du terme», Kuranaratna implique que l'arrivée au pouvoir du prolétariat en 1917 en Russie était une erreur et une impasse historique et qu'il n'aurait pas fallu faire la révolution.

Ceci implique non seulement que toute la lutte révolutionnaire pour le socialisme au vingtième siècle était historiquement illégitime, mais cela rejette aussi la lutte du mouvement trotskyste pour les principes du marxisme contre la dégénérescence stalinienne de l'Union soviétique et de l'Internationale communiste, ainsi que la lutte du trotskysme pour l'établissement de l'indépendance politique de la classe ouvrière.

Dans l'économie ravagée par la guerre de la jeune Russie soviétique, encerclée de puissances impérialistes hostiles, la bureaucratie devint hostile à la lutte pour la révolution socialiste mondiale et à Trotsky personnellement. En effet, elle préconisait le « socialisme dans un seul pays. » Se fondant sur sa soi-disant théorie de la révolution « en deux étapes », elle disait que les travailleurs des pays arriérés devaient d'abord lutter pour la démocratie et reporter la lutte pour le socialisme à une époque historique plus lointaine.

Lorsque Karunaratna affirme aujourd'hui que les pays arriérés doivent d'abord avoir la démocratie et pas le socialisme, c'est pour préparer son parti à se mettre directement au service de l'impérialiste et de réaction politique. Le dirigeant du NSSP écrit qu'ils ne sont «pas à la recherche d'une unité socialiste mais de l'une unité de ceux qui aspirent à la démocratie et à l'équité sociale. Un regroupement aussi large s'appelait une 'alliance social-démocrate'.»

Mais, qu'est-ce au juste cette « alliance social-démocrate » dont parle Karunaratna? Pour le dire simplement, c'est l'unité avec des partis capitalistes de droite. Karunaratna a déclaré que la nouvelle alliance du NSSP avec le DPF représente « l'émergence d'un mouvement social-démocrate radical. » Toutefois, son objectif est d'élargir l'alliance pour y inclure l'United National Party (UNP), le parti de droite traditionnel de la bourgeoisie sri lankaise.

Au cours de ces dernières années, le NSSP a entamé une collaboration fréquente et étroite avec l'UNP et son dirigeant, Ranil Wickremesinghe. Au début de l'année 2009, le NSSP a formé, avec un autre groupe pseudo-gauche, l'United Socialist Party, la « Plateforme de la liberté » avec l'UNP, soi-disant pour défendre les droits démocratiques et a participé à des protestations aux côtés de l'UNP.

Durant la campagne électorale, Karunaratne avait lancé un appel absurde à l'UNP pour qu'il devienne un parti social-démocrate. Dans une interview avec le Daily Mirror, Karunaratna avait précisé : « L'UNP doit être un parti social-démocrate ; il ne peut pas survivre comme parti politique de droite parce l'ensemble de la politique droitière est sous le contrôle de Mahinda » - c'est-à-dire du président sri lankais Mahinda Rajapakse.

Dans une autre interview, il avait dit, « Si l'UNP ne transforme pas sa politique en une politique social-démocrate…. tous les avantages iront au gouvernement. »

L'appel de Karunaratna à l'adresse de l'UNP pour que ce dernier devienne un parti bourgeois de « gauche » est cynique et absurde. Il sait que Rajapakse et son Sri Lankan Freedom Party (SLFP) ont été discrédités par la guerre civile sri lankaise à laquelle le régime Rajapakse avait mis un terme en massacrant les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et en aggravant la pauvreté à laquelle sont confrontées les masses. Puisqu'il est opposé à une lutte politique indépendante de la classe ouvrière, Karunaratna doit trouver une nouvelle force au sein de l'establishment politique pour développer une nouvelle alliance corrompue. Faute de pouvoir choisir le SLFP bourgeois de « gauche », il choisit l'UNP droitier.

L'UNP est par tradition un parti résolument pro-occidental au Sri Lanka qui entretient des liens étroits avec Washington. Il a maintes fois mis Rajapakse en garde contre un basculement en direction de la Chine. Il est préoccupé par les liens de Rajapakse avec la Chine qui se sont fortement étendus durant la guerre civile, craignant que cela n'isole le Sri Lanka de l'impérialisme occidental.

Le NSSP est également en quête d'un front avec le Tamil National Alliance (TNA), le principal parti bourgeois tamoul. Karunaratna est en train de promouvoir le TNA comme « l'unique représentant du peuple tamoul » en demandant au gouvernement de Colombo de trouver une « solution politique » avec lui. Ceci ne serait rien d'autre qu'un arrangement avec la bourgeoisie tamoule pour un partage de pouvoir.

Le dirigeant du NSSP est parfaitement conscient que le gouvernement Obama a exigé du gouvernement de Colombo qu'il ait des pourparlers avec le TNA. Cette coalition de partis tamouls - anciennement un mandataire des Tigres de libération de l'Eelam tamoul séparatistes qui avaient soutenu la campagne du LTTE pour un Etat séparé - doit rencontrer à la fin du mois la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, pour participer à des discussions.

L'appel du NSSP à l'adresse du TNP va dans le même sens que son appel à l'UNP - c'est à dire servir l'impérialisme américain tout en tentant de lier les masses tamoules mécontentes à l'establishment politique.

Washington cherche à utiliser les violations des droits de l'homme, dont les crimes de guerre perpétrés durant la guerre civile, pour exercer une pression sur le gouvernement de Colombo. Le gouvernement Obama veut fragiliser le développement des relations de Rajapakse avec la Chine alors que la rivalité stratégique et économique des Etats-Unis avec la Chine s'intensifie.

Les Etats-Unis qui avaient soutenu la guerre de Rajapakse n'éprouvent aucune sympathie pour les droits démocratiques des Tamouls et poursuivent une politique fondée uniquement sur leurs intérêts stratégiques et commerciaux. En décembre 2009, un rapport publié par la Commission des Affaires étrangères du Sénat des Etats-Unis avait exposé l'importance géostratégique du Sri Lanka qui est à cheval sur des routes maritimes clé dans l'Océan indien pour le commerce de la Chine et de l'Inde. Le rapport concluait ainsi : « Les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre de 'perdre' le Sri Lanka. »

Les sensibilités pro-impérialistes du NSSP ont été démontrées lorsqu'il a soutenu les « rebelles » libyens appuyés par les impérialistes et qui ont formé plus tard le gouvernement de transition. Tout en formulant des critiques de pure forme à l'égard des bombardements de l'OTAN, Karunaratna a écrit que pour « aider » le peuple libyen il faudrait mener « une campagne en faveur d'un embargo total sur les ventes d'armes à la dictature de [Kadhafi], le gel des avoirs du régime libyen » et une aide humanitaire. Il a aussi appelé à une aide militaire à la Libye de la part « du peuple et des armées arabes, à commencer par les Tunisiens et les Egyptiens. »

Autrement dit, il voulait que le régime tunisien et la junte égyptienne qui sont tous deux soutenus par les Etats-Unis, et qui continuent d'opprimer la classe ouvrière de leur propre pays, contribuent à l'établissement d'un nouveau régime pro-impérialiste en Libye. Karunaratna savait que ses propositions en vue d'un embargo sur les armes et le gel des avoirs libyens ne pourraient être concrétisées que par les puissances impérialistes. En fait, elles ont été adoptées par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France.

Tandis qu'il devient de plus en plus évident que l'OTAN a mené en Libye une guerre pour la promotion des intérêts prédateurs de ces pays - se saisissant du pétrole et prenant la défense des intérêts stratégiques impérialistes occidentaux - Karunaratna préfère, pour le moment, garder le silence sur la Libye.

Le soutien éhonté du NSSP pour l'impérialisme et la droite politique reflète le fait qu'il n'a jamais été un parti trotskyste. Ses origines remontent à la dernière période du Lanka Sama Samja Party (LSSP), après que le LSSP eut trahi les principes de l'internationalisme socialiste et de l'indépendance politique de la classe ouvrière en participant en 1964 à un gouvernement de coalition avec le SLFP. Karunaratna et ceux des dirigeants qui ont plus tard formé le NSSP soutenaient cette tradition.

Le LSSP était alors la section sri lankaise du mouvement pabliste - une tendance politique qui avait rompu avec le trotskysme, rejetant la lutte pour la construction de partis trotskystes indépendants et répudiant le concept de la direction et du rôle révolutionnaires de la classe ouvrière. Les pablistes insistaient pour dire que dans les pays avancés les partis trotskystes devaient s'intégrer dans les partis staliniens et sociaux-démocrates. Dans les pays arriérés, ils proposaient des « fronts unis » même avec des partis bourgeois nationaux. Ainsi, ils camouflaient la politique de plus en plus opportuniste du LSSP qui tournait autour du SLFP, ouvrant la voie à l'énorme trahison de 1964.

La Revolutionary communist league (RCL), prédécesseur du Socialist Equality Party (SEP) du Sri Lanka, fut établie en 1968 en opposition aux trahisons et à la dégénérescence du LSSP. Elle s'était fondée sur la lutte du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI) contre la trahison de 1964 du LSSP et la politique anti-trotskyste du pablisme à l'échelle internationale. Depuis lors, la RCL/SEP lutte contre toute forme d'opportunisme, dont celui du NSSP, pour défendre le trotskysme et son programme pour la révolution socialiste fondée sur la théorie de la Révolution permanente.

Participant à la coalition gouvernementale menée par le SLFP, Karunatna et ses collègues ont soutenu toutes les attaques contre la classe ouvrière et contre les jeunes. Ils siégeaient dans ce gouvernement lorsque ce dernier avait écrasé le soulèvement des jeunes en 1971, tuant 15.000 jeunes et en jetant des milliers d'autres en prison. Lors d'une attaque communautaire monumentale contre le peuple tamoul, la coalition gouvernementale imposa la constitution de 1972 qui décréta le bouddhisme religion d'Etat. Karunaratna et ses acolytes approuvèrent cette attaque.

Le LSSP fut expulsé de la coalition gouvernementale après avoir rendu ces services à la bourgeoisie. Ce n'est qu'après cela que les dirigeants du NSSP quittèrent le LSSP pour former leur propre parti en 1978. Ce groupe rejoignit d'abord le Committee for a Workers International (CWI), groupe se prétendant trotskyste mais pratiquant une politique réformiste et opportuniste. En 1991, le NSSP devint la section sri lankaise du Secrétariat unifié pabliste.

Le parti a effectué des manouvres réactionnaires et dénuées de tout principe tout au long de la guerre civile sri lankaise qui a duré des décennies. Lorsque le gouvernement UNP du président J.R. Jayawardene connut une crise au moment où la guerre civile contre le LTTE débuta en 1983, il réclama une table ronde pour demander l'appui d'autres partis. Les dirigeants du NSSP y participèrent avec enthousiasme.

En 1987, le NSSP soutint l'accord indo-sri lankais qui ouvrit la voie à l'entrée de la force indienne du « maintien de la paix » dans le Nord et l'Est du Sri Lanka pour réprimer les Tamouls et désarmer le LTTE.

Au milieu des années 1990, Karunaratna forma une alliance avec le Janatha Vimukthi Peramuna (JVP), encourageant les illusions selon lesquelles ce parti extrémiste cinghalais était une force progressiste. A partir de 2002, le NSSP apporta son soutien au « processus de paix » avec le LTTE que l'UNP avait initié et qui était soutenu par le patronat et les puissances impérialistes.

Les unes après les autres, ces alliances eurent pour but de lier la classe ouvrière aux partis capitalistes et d'empêcher sa mobilisation indépendante contre la classe capitaliste et pour le socialisme.

Karunaratna promeut maintenant sans réserve le capitalisme sri landais avec une rhétorique chauvine. Dans une interview accordée au Mirror, il a expliqué : « Je me rallie à la bourgeoisie nationale contre les capitalistes étrangers qui cherchent à remplacer les capitalistes locaux. Nous pensons qu'il y a des capitalistes locaux et qu'ils ont besoin d'être renforcés, telle est la tâche démocratique qui est devant nous. »

Ici, il est en train de dire que la classe ouvrière doit être un appendice des partis patronaux et les minorités opprimées et les pauvres, dont la paysannerie pauvre, doivent se rallier à ces partis afin de renforcer le capitalisme. Les déclarations de Karunaratne sont l'annonce nette de l'hostilité du NSSP envers le socialisme et la révolution permanente et de sa prise en charge du rôle de défenseur du capitalisme et de l'impérialisme contre la classe ouvrière.

L'opposition du NSSP au socialisme et ses attaques contre le trotskysme reflètent l'intégration de l'ensemble du mouvement pabliste international dans l'orbite de la politique impérialiste. En France, la Ligue communiste révolutionnaire pabliste (LCR) s'est liquidée en 2009 pour former le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), abandonnant officiellement toute association avec le trotskysme. Cela faisait partie de sa tentative d'établir des liens directs avec les partis bourgeois.

Tous ces groupes petits-bourgeois ont été poussés dans le camp de la bourgeoisie en raison de leur hostilité au soulèvement révolutionnaire international émergeant de la classe ouvrière. Comme le NSSP, le NPA a soutenu le bombardement de la Libye par l'OTAN, en affirmant traitreusement que l'intervention militaire visait à défendre les manifestants contre Kadhafi. Il appuie les soi-disant régimes de transition mis en place en Egypte et en Tunisie après les soulèvements de masse et promeut leurs prétentions « démocratiques » bien que ces deux pays soient dirigés par des régimes soutenus par les militaires.

L'abandon officiel du trotskysme et du socialisme par le NSSP et ses condisciples internationaux montre qu'en dépit des luttes révolutionnaires montantes de la classe ouvrière partout dans le monde, ces partis se rassemblent pour défendre le capitalisme et l'impérialisme contre les travailleurs. Ceci confirme la lutte de plusieurs décennies du SEP contre toutes les formes de pablisme et de politique anti-trotskyste.

Le SEP est maintenant le seul défenseur du trotskysme et du socialisme au Sri Lanka et en Asie du Sud, incarnant l'expérience historique colossale de la classe ouvrière dans la lutte contre les trahisons du LSSP et du NSSP. Le SEP met en avant le programme pour un gouvernement ouvrier et paysan, une République socialiste du Sri Lanka-Eelam comme partie intégrante de la lutte pour le socialisme partout en Asie du Sud et internationalement. Nous encourageons vivement les travailleurs et les jeunes à construire le SEP comme parti de masse.

(Article original paru le 25 octobre 2011)