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La crise capitaliste et la lutte pour l’internationalisme socialiste

Par David North
10 mai 2014

La présente perspective est le texte du discours de David North, président du comité de rédaction international du World Socialist Web Site et président national du Parti de l’égalité socialiste (États-Unis), prononcé en guise de mot d’ouverture pour le rassemblement en ligne international du 1er mai organisé par le Comité international de la Quatrième Internationale et le WSWS le dimanche 4 mai.

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Au nom du Comité international de la Quatrième Internationale, permettez-moi d’accueillir les travailleurs et les jeunes de partout dans le monde qui participent à cette première célébration en ligne de la Journée internationale des travailleurs. La réponse extraordinaire à cet événement – réunissant des auditeurs de plus de 60 pays – témoigne de l’immense importance politique et historique de ce rassemblement. Elle représente une étape importante dans le développement d’un nouveau mouvement révolutionnaire international de la classe ouvrière pour le socialisme. Ceux qui participent représentent une vaste section de la classe ouvrière internationale. La grande diversité de la population du monde trouve son expression dans ce public mondial. Dans cette réunion, toutes les différences employées par les élites dirigeantes pour diviser les masses – qu’il s’agisse de l’origine ethnique, de la religion, de la nationalité, de la langue, du sexe et même de l’âge – se dissolvent devant la réalité inéluctable de la crise capitaliste mondiale, des impératifs politiques de la lutte des classes et du rôle révolutionnaire objectif de la classe ouvrière internationale dans la société moderne.

Ce rassemblement démontre qu’un nouvel état d’esprit d’opposition sociale au capitalisme apparaît. Il y a une prise de conscience croissante que le système économique actuel est non seulement incapable de trouver des solutions viables aux problèmes qui assaillent l’humanité, mais qu’il précipite aussi l’ensemble de la planète vers une catastrophe.

Le 1er mai est l’occasion appropriée pour la classe ouvrière de contester la propagande quotidienne des médias de l’establishment et de lancer son acte d’accusation contre la société capitaliste. Rosa Luxemburg a rappelé avec émotion et adopté comme devise le précepte de Ferdinand Lassalle qui avait déclaré que l’acte le plus révolutionnaire qui soit est de toujours proclamer haut et fort «ce qui est». C’est ce principe qui guide nos actions aujourd’hui. À l’occasion de ce rassemblement, le Comité international expose la réalité du capitalisme et de l’impérialisme contemporains.

L’organisation politique de la société s’apparente de plus en plus à une prison pour criminels aliénés. Mais dans cette prison mondiale, c’est la majorité – à savoir la grande masse du peuple saine d’esprit – qui se trouve derrière les barreaux, tandis que les psychopathes politiciens capitalistes, tueurs professionnels des organisations de renseignement étatiques, entrepreneurs criminels et escrocs de la haute finance, patrouillent à l’extérieur des murs de la prison, armes à la main.

Il y a près de 25 ans, après la dissolution des régimes staliniens en Union soviétique et en Europe de l’Est, les idéologues apologistes de la classe dirigeante proclamaient le triomphe irréversible du capitalisme sur le socialisme. Ce triomphalisme était fondé sur le mensonge que le stalinisme – cette falsification nationaliste réactionnaire du marxisme – représentait le socialisme. La perpétuation de ce mensonge nécessite que toute l’histoire de l’opposition socialiste au stalinisme, dont la lutte menée par Léon Trotsky et la Quatrième Internationale est l’expression la plus avancée, soit déformée, falsifiée et même supprimée.

Les triomphalistes capitalistes les plus délirants ont même proclamé la «fin de l’histoire». La dissolution de l’Union soviétique en 1991, selon eux, prouvait que la démocratie bourgeoise, basée sur l’organisation capitaliste de la vie économique, était l’étape finale et indépassable du progrès humain. Quelle moquerie l’histoire a servi à ces devins myopes! On a été témoin ces 20 dernières années de l’effondrement implacable et accéléré de la société capitaliste. Les signes de dysfonctionnement de la société sont partout. Depuis le début des années 1990, l’économie capitaliste mondiale perd pied d’une crise à l’autre. Les booms spéculatifs qui ont enrichi une infime fraction de la population mondiale ont été suivis à plusieurs reprises par des calamités financières dévastatrices qui ont détruit la vie de centaines de millions de personnes.

L’effondrement financier de 2008, dans lequel les pratiques criminelles de l’élite de Wall Street ont joué un rôle majeur – a laissé le monde embourbé dans une récession sans fin. Des villes entières et même des pays entiers ont fait faillite. Alors que les taux de chômage restent à des niveaux jamais vus depuis la Grande Dépression des années 1930, une génération de jeunes gens a été chassée du «marché du travail» et fait face à un avenir sans espoir ou opportunités. Pour les travailleurs d’âge moyen et plus âgés, les gains obtenus et concessions extraites au cours de décennies de lutte ont été perdus. Aux États-Unis, le bastion corrompu de la «libre entreprise», les régimes de pension sont détruits. Des travailleurs âgés, septuagénaires et même octogénaires, qui devraient jouir des fruits de leur labeur passé, sont maintenant obligés de traîner leur corps épuisé au travail pour être payés au salaire minimum. Dans l’intervalle, le gouvernement et les employeurs travaillent sans relâche à réduire substantiellement, voire même éliminer l’accès des travailleurs à des soins médicaux décents.

En pleine misère sociale croissante, une richesse stupéfiante est concentrée dans un segment infime de la population mondiale. Selon une étude publiée par Oxfam, la confédération internationale des organisations de lutte contre la pauvreté, les 85 personnes les plus riches au monde possèdent plus de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, soit 3,5 milliards d’êtres humains. Cela signifie qu’en moyenne, chacune de ces 85 personnes les plus riches possède autant de richesses que 41.176.000 personnes. Est-il nécessaire d’ajouter le moindre commentaire quant à l’irrationalité et la perversité du capitalisme moderne?

Chaque aspect de la structure sociale actuelle et de l’ordre politique est corrompu par le pouvoir que de tels niveaux de richesse dégoûtants confèrent à une poignée de milliardaires. Confortablement assis dans leur monde de richesses illimitées et de privilèges, ces «maîtres de l’univers» autoproclamés se sont eux-mêmes détachés de tout sens de la réalité sociale au-delà de leurs propres désirs. Karl Marx, il y a longtemps, a décrit la mentalité qui prévaut parmi les possesseurs de richesses insondables. Si vous étiez le confident de leurs pensées les plus profondes, écrit Marx, voici ce que vous entendriez:

«…je suis un homme mauvais, malhonnête, sans conscience, sans esprit, mais l’argent est vénéré, donc aussi son possesseur, l’argent est le bien suprême, donc son possesseur est bon, l’argent m’évite en outre la peine d’être malhonnête; on me présume donc honnête; je suis sans esprit, mais l’argent est l’esprit réel de toutes choses, comment son possesseur pourrait-il ne pas avoir d’esprit?… Moi qui par l’argent peux tout ce à quoi aspire un cœur humain, est-ce que je ne possède pas tous les pouvoirs humains? Donc mon argent ne transforme-t-il pas toutes mes impuissances en leur contraire?»

Le principe politique qui régit la société capitaliste contemporaine est celui de l’oligarchie et non pas celui de la démocratie. Les oligarques des États-Unis et de Grande-Bretagne n’ont rien à apprendre de leurs émules de Russie et de Chine. Les pressions sociales générées par la croissance maligne des inégalités sociales – liées à l’exploitation intensifiée de la classe ouvrière – ne peuvent être gérées dans les structures traditionnelles de la démocratie bourgeoise. Aux États-Unis, les invocations de la démocratie se heurtent de plus en plus ouvertement à la réalité. Ainsi, pas un seul banquier n’est allé en prison pour le comportement sociopathe responsable de l’effondrement économique de septembre 2008. Le système juridique profondément corrompu ne montre pourtant aucune pitié pour les sections les plus pauvres et les plus vulnérables de la société américaine, dont les conditions désespérées sont la conséquence directe de la crise du système économique qui enrichit les spéculateurs financiers et récompense leur criminalité.

Dans cette «terre de liberté», plus de deux millions de personnes sont emprisonnées dans le réseau tentaculaire des pénitenciers d’État et fédéraux qui composent le goulag américain. Toute l’inhumanité inhérente du capitalisme américain trouve son expression concentrée dans la pratique barbare de la peine capitale. Le mois dernier, le monde entier n’a pu cacher son dégoût face à l’assassinat étatique hideux d’un détenu en Oklahoma, et dont la mort horrible par empoisonnement rappelait des images de torture médiévale.

Depuis 2001, la «guerre contre le terrorisme» a servi de prétexte à l’éviscération des droits démocratiques aux États-Unis. Les garanties constitutionnelles ont été systématiquement démantelées. Des citoyens américains ont été, par ordre présidentiel, privés de la vie et de la liberté, sans procédure régulière. Les États-Unis sont devenus les praticiens les plus impitoyables de la criminalité et de la violence impérialistes qui, au cours des quinze dernières années, a introduit dans le vocabulaire du monde les synonymes de brutalité sans bornes que sont les mots Abou Ghraib, Guantanamo, drone, restitution et water-boarding (simulation de noyade). Les crimes du gouvernement américain ont été facilités et encouragés par des médias veules qui définissent la «liberté de la presse» – pour reprendre les propos de l’ancien rédacteur en chef du New York Times Bill Keller – comme le droit de la presse de ne pas publier certaines informations. Ceux qui cherchent à avertir le public de la menace encourue par ses droits démocratiques en exposant les crimes de l’État sont soumis à une brutale persécution. Julian Assange est ainsi confiné à l’ambassade de l’Équateur à Londres depuis plus de deux ans. Edward Snowden a été contraint de demander l’asile en Russie et Chelsea Bradley Manning a été condamnée à des décennies de prison.

L’accumulation grotesque de richesses privées par une minorité cupide au détriment de la grande masse de la population mondiale, expose l’irrationalité d’un système économique qui est basé sur la propriété privée capitaliste des forces productives de la planète et qui la sanctifie. Aux côtés de l’irrationalité archaïque du marché capitaliste, l’escalade des conflits militaires dans le monde entier – dans laquelle, une fois de plus, les États-Unis jouent le rôle dominant – fournit de plus en plus de preuves de la faillite historique du système des États-nations.

Nous sommes dans une année d’anniversaires. En 2014, l’humanité observe le centenaire du début de la Première Guerre mondiale (juillet-août 1914) et le soixante-quinzième anniversaire de la Seconde Guerre mondiale (septembre 1939). Ces deux guerres ont entraîné la mort violente d’environ 80 millions de personnes. Selon les théoriciens de la fin de l’histoire, de telles catastrophes sont des choses du passé qui ne peuvent plus jamais se répéter. Et pourtant, la crise en Ukraine a, en l’espace de quelques mois, une fois de plus ranimé le spectre de la guerre mondiale – une guerre qui pourrait être menée avec des armes nucléaires et entraîner la mort de centaines de millions de personnes.

D’autres intervenants – en particulier, le camarade Chris Marsden – examineront plus en détail le développement de cette crise. Il expliquera que la crise ukrainienne a été déclenchée volontairement par les États-Unis et l’Allemagne par l’orchestration d’un coup d’État à Kiev. Le but de ce coup d’État était de porter au pouvoir un régime qui mettrait l’Ukraine sous le contrôle direct des impérialismes américain et allemand. Les comploteurs de Washington et de Berlin ont bien compris que ce coup conduirait à une confrontation avec la Russie. En effet, loin de chercher à éviter une confrontation, l’Allemagne et les États-Unis estiment qu’un affrontement avec la Russie est nécessaire à la réalisation de leurs intérêts géopolitiques de grande envergure.

Pour l’impérialisme allemand, la confrontation avec la Russie est accueillie comme un prétexte pour le rejet des contraintes imposées au militarisme dans le sillage des crimes innommables commis pendant les années du Troisième Reich de Hitler. Ces derniers mois, les médias allemands se sont engagés dans une campagne de propagande de plus en plus frénétique dirigée non seulement contre la Russie, mais aussi contre les profonds sentiments antimilitaristes de la classe ouvrière allemande. Le temps est venu, déclarent les médias, pour le peuple allemand d’abandonner les sentiments pacifistes et antimilitaristes de l’ère «post-héroïque» (c’est-à-dire de l’après-Hitler). De concert avec la propagande pour la renaissance du militarisme, un segment de plus en plus important du corps professoral allemand se fait entendre et consacre ses énergies – avec l’encouragement des médias – à redorer le blason de Hitler.

Derrière cette propagande se profilent des intérêts économiques et géopolitiques bien précis. La présidente allemande a déclaré que le poids de son pays dans l’économie mondiale exigeait qu’il développe la force militaire requise pour assurer ses intérêts géopolitiques plus vastes. Comme au XXe siècle, l’Allemagne lorgne une fois de plus avec envie la région de la mer Noire, le Caucase, le Moyen-Orient, l’Asie centrale et les grandes étendues des terres de la Russie.

Quant à l’impérialisme américain, Washington emploie à nouveau la rhétorique cynique des «droits de l’homme» pour justifier une opération militaire de plus. Mais cet exercice d’hypocrisie se heurte à un scepticisme croissant du public. Trop de guerres ont été faites sur la base de mensonges. Les contradictions à propos de l’Ukraine sont particulièrement flagrantes. Alors que Washington orchestrait le putsch à Kiev, employant pour cela des troupes de choc fournies par des organisations fascistes et antisémites, l’administration Obama a condamné les mesures prises par le gouvernement ukrainien élu pour se défendre, les qualifiant de moralement inadmissibles et de politiquement inacceptables. Mais dès que le président Ianoukovitch a été renversé, Obama a dépêché le directeur de la CIA Brennan et le vice-président Joe Biden pour demander et superviser des préparatifs pour exercer une répression impitoyable contre l’opposition populaire massive au régime de Kiev parmi les habitants de l’est de l’Ukraine.

En 2011, l’administration Obama a justifié ses opérations militaires contre le régime libyen de Mouammar Kadhafi, qui a fini assassiné, comme nécessaires pour défendre la population de Benghazi, à l’est de la Libye, contre une agression du gouvernement. Mais maintenant, Washington exige que le régime de Kiev envoie des chars d’assaut et des troupes pour écraser la rébellion croissante dans l’est de l’Ukraine. Les médias, comme on peut s’y attendre, ne tiennent pas compte de la contradiction entre les positions passée et présente de Washington.

Même si cette crise est résolue sans la guerre, elle sera suivie par d’autres. Au cours des 20 dernières années, les États-Unis ont été en guerre presque continuellement. Ces 12 derniers mois seulement, les États-Unis se sont engagés dans une escalade de conflits avec l’Iran, la Syrie et maintenant la Russie. Et en plein milieu de la confrontation en cours avec la Russie, Obama s’est rendu en Asie pour inciter le militarisme japonais et intensifier les pressions contre la Chine. Il y a un niveau extraordinaire d’insouciance dans la conduite de la politique étrangère américaine. Un ou l’autre des affrontements provoqués par Washington pourrait échapper à tout contrôle et avoir des conséquences désastreuses pour les États-Unis et l’ensemble de la planète.

Mais cette témérité de Washington n’est, en dernière analyse, que la manifestation de l’extrême crise du capitalisme américain. Les stratèges impérialistes de Washington ne voient pas d’autres moyens pour contrer le déclin prolongé de la position économique mondiale du capitalisme américain autrement que par le mécanisme de la guerre. Le fait que la Chine, selon les rapports les plus récents, soit en passe de dépasser les États-Unis en tant que plus grande économie du monde d’ici la fin de 2014, accroîtra la propension de Washington d’utiliser la force militaire pour faire pencher la balance du pouvoir en sa faveur. Un facteur non moins important poussant l’élite dirigeante américaine vers la guerre est l’accumulation de tensions sociales au sein des États-Unis. Alors que la colère monte à propos de la stagnation économique, que le niveau de vie baisse, que les services sociaux se dégradent et que la concentration de la richesse atteint des niveaux obscènes au sein du un pour cent les plus riches, l’élite dirigeante cherche dans la guerre le moyen de détourner la colère populaire loin de la protestation sociale contre le capitalisme.

L’humanité affronte des dangers immenses. Mais comme Marx et Engels, les grands fondateurs du socialisme scientifique moderne, ont expliqué il y a longtemps, l’histoire ne pose pas de tâches pour laquelle il n’y a pas de solution. La révolution socialiste mondiale est le moyen par lequel les grands problèmes de notre époque peuvent et doivent être résolus. Il ne fait aucun doute que la position de la classe ouvrière, des exploités et des opprimés, est difficile. Mais celle de la classe dirigeante est, dans un sens historique, sans espoir. Elle est incapable d’offrir au peuple une façon progressiste pour sortir de l’impasse dans laquelle le capitalisme est arrivé. Son programme est celui de la violence irrationnelle. Sa perspective est celle de la cupidité aveugle, du mépris pour la vie humaine et, finalement, du désespoir absolu.

La perspective de l’internationalisme socialiste, soutenue par le Comité international de la Quatrième Internationale, est fondée sur une évaluation scientifique des contradictions du système capitaliste mondial. La crise du capitalisme américain est l’expression concentrée de contradictions non seulement nationales, mais mondiales. L’effondrement du capitalisme est international et systémique. Pour cette raison, la solution à cette crise ne peut être réalisée que par la lutte coordonnée de la classe ouvrière internationale sur la base du programme de la révolution socialiste mondiale.

Ce serait une erreur politique fatale que de croire que les travailleurs des différents pays peuvent résister aux attaques du capitalisme, et encore plus assurer la victoire du socialisme, sur la base de programmes prenant les conditions nationales comme point de départ fondamental. Une telle approche, caractéristique de toutes les organisations opportunistes – mène inévitablement à la capitulation et à la défaite. Les leçons amères de la lutte des classes au XXe siècle ont démontré encore et encore l’importance décisive d’une stratégie et d’un programme international pour guider les luttes de la classe ouvrière dans tous les pays.

L’histoire n’est pas terminée. La classe ouvrière est en effet confrontée à la tâche de résoudre dans ce siècle nouveau tous les problèmes historiques non résolus du XXe siècle. Parmi ces problèmes, le plus important de tous est celui sur lequel Léon Trotsky attire l’attention dès la première phrase du programme de fondation de la Quatrième Internationale. «La situation politique mondiale dans son ensemble, écrit-il en 1938, se caractérise avant tout par la crise historique de la direction du prolétariat.»

Toute l’histoire de la Quatrième Internationale et de sa direction, le Comité international, est l’histoire de cette lutte difficile, échelonnée sur plusieurs dizaines d’années, pour résoudre cette crise de direction. Tous les efforts des sections du Comité international de la Quatrième Internationale et du World Socialist Web Site sont concentrés sur cette tâche stratégique. Il n’y a pas d’autre mouvement dans le monde aujourd’hui, en dehors du Comité international de la Quatrième Internationale, qui peut plausiblement prétendre faire avancer la lutte pour le socialisme international. Notre mouvement fonde son travail sur l’immense legs de la pensée théorique et politique la plus avancée qui soit.

Nous vous appelons à nous rejoindre et à faire avancer la lutte pour le socialisme international. Prenez l’engagement politique, intellectuel et moral de lutter pour l’avenir de l’humanité. Étudiez les écrits de Léon Trotsky, le plus grand stratège de la révolution socialiste mondiale du XXe siècle! Lisez avec attention les articles quotidiens du World Socialist Web Site! Nous appelons nos auditeurs à adhérer au Parti de l’égalité socialiste du pays dans lequel ils vivent. Pour ceux qui vivent dans des pays où il n’y a pas encore un tel parti, nous vous invitons à communiquer avec le Comité international et à mener la lutte pour établir une nouvelle section de notre mouvement mondial.

Ce rassemblement est sans aucun doute une étape importante dans la lutte pour le renouvellement de l’internationalisme socialiste au sein de la classe ouvrière. Mais son succès ne dépend pas uniquement de ce que nous disons aujourd’hui, mais de ce que nous ferons tous, collectivement, dans les jours, les semaines et les mois à venir, pour amener le programme marxiste et les principes de la Quatrième Internationale aux luttes de la classe ouvrière partout dans le monde.

(Article original paru le 5 mai 2014)

Tous nos lecteurs sont invités à assister à la réunion de campagne électorale du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI) pour les élections européennes qui se tiendra à Paris le dimanche 11 mai. Pour plus de précisions, cliquez ici.