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Une lettre d’Athènes

16 juillet 2015

Le WSWS a reçu de Grèce la lettre suivante:

Je viens tout juste de lire l’analyse de Barry Grey, et je dois dire que je suis entièrement d’accord avec lui. Tsipras est le nouveau Quisling, un véritable Ephialtès, traître national de l’antiquité grecque, un bâtard de gauche qui a retourné sa veste…

Bien sûr, je n’avais pas espéré qu’il puisse introduire en Grèce un socialisme quelconque, je m’attendais simplement à ce qu’il réinstaure dans mon pays une sorte de normalité parlementaire keynésienne bourgeoise, une sortie social-démocrate du mémorandum d’austérité, guère plus.

Je ne m’attendais absolument pas à ce genre de coup de poignard dans le dos, ce genre de trahison nationale et sociale, de traîtrise, d’hypocrisie et de complot avec les impérialistes de l’UE et les oligarques locaux.

Je suis encore tout sidéré, en état de choc et incapable d’en dire plus à ce stade. Mais le peu que je peux dire pour le moment est qu’il est devenu mon ennemi mortel autant que les bâtards de ND-Pasok-Potami auxquels il est désormais allié.

J’ai passé la journée à rencontrer et à parler à d’autres camarades et nous partageons tous les mêmes sentiments… dès que l’émotion et la colère aura fait place à la raison, vous recevrez une analyse plus approfondie et davantage de commentaires de ma part.

Salutations depuis la Grèce condamnée,

Ioannis, d’Athènes

(Lettre originale parue le 15 juillet 2015)