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Il y a 75 ans: l'armée française bat rapidement en retraite devant l'invasion nazie


15 mai 2015

Le 13 mai 1940, seulement trois jours après le début de l'attaque nazie contre l'Europe occidentale, les forces armées de l'impérialisme français commence une retraite ignominieuse devant les rapides avancées de l'armée allemande sur le territoire de la France. Au départ, les forces allemandes commandées par Erwin Rommel ne réalisent que des avancées limitées en franchissant la Meuse. Cependant, les commandants français rédigent deux faux rapports affirmant que des unités blindées allemandes avaient percé les défenses françaises, malgré le fait qu'aucun char allemand n'avait franchi la rivière.

C'est le signal d'une débandade de l'armée française. Les commandants déplacent leurs quartiers généraux vers l'arrière et les soldats retraitent. Une atmosphère de sauve-qui-peut s'empare de l'armée et des réserves de munitions préparées pour une longue bataille tombent sans combat aux mains de l'ennemi. Un général français décrit la scène: «Une vague de fugitifs, de mitrailleurs et de fantassins terrifiés. … Certains vident leur chargeur de façon démentielle... des officiers se trouvent parmi les déserteurs... tous ensembles, terrorisés, frappé d'une véritable hystérie collective... les commandants de tous grades prétendent avoir reçu l'ordre de retraiter, mais sont incapables de le démontrer.»

En analysant la débâcle française, Trotsky souligne l'influence contre-révolutionnaire du Front populaire et du stalinisme sur la classe ouvrière internationale. La campagne de Staline en 1934-1939 pour une «alliance des démocraties» et des «fronts populaires» pour contrecarrer Hitler, qui a fait place en août 1939 à un pacte de non-agression avec Hitler, désoriente profondément les masses ouvrières. Trotsky a écrit, «Avec sa propagande des “Fronts populaires”, le Kremlin avait détourné les masses de la lutte contre la guerre impérialiste. En passant du côté de Hitler, Staline a brutalement brouillé les cartes et paralysé la puissance militaire des “démocraties”. En dépit de toutes les techniques de destruction, le facteur moral conserve encore une importance décisive dans la guerre. En démoralisant les masses populaires d'Europe, Staline a joué le rôle d'agent provocateur de Hitler. La capitulation de la France est l'un des résultats de cette politique.»