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Meeting électoral du NPA à Paris : l'impasse historique de la pseudo gauche

Par Alexandre Lantier
10 juin 2017

Les crises démasquent inévitablement l'orientation et le caractère de classe des tendances politiques.

La situation actuelle, avec la rupture entre l'impérialisme américain et européen après l'élection de Trump, le Brexit, et l'effondrement du Parti socialiste (PS) en France, démasque l'orientation petite bourgeoise du Nouveau parti anticapialiste (NPA). L'organisation est apeurée et frustrée face à la radicalisation des travailleurs et leur désillusion croissante avec les partis politiques établis.

C'est ce que la réunion du NPA organisée mardi à Villejuif sur les législatives françaises a démontré. L'intervenant principal était Alain Krivine, l'ex-dirigeant des manifestations estudianties de Mai-juin 1968 et dirigeant de longue date du NPA, la principale section du mouvement pabliste et anti-trotskyste international. Krivine s'est lancé dans une diatribe aigrie, fustigeant les travailleurs qui ne soutiennent pas les syndicats et le NPA, pour insister que les masses vont rapidement à droite.

Le rôle de Krivine donne à ses remarques une importance particulière. C'est un homme politique français, mais aussi le porte-parole de tous les alliés pablistes du NPA à travers le monde, qui ont rompu avec le trotskysme pour se développer lors de la radicalisation des étudiants dans les années 1960. Ces derniers jouent un rôle clé dans ce qui passe pour la « gauche » autour du monde. Ils ont non seulement aidé à construire le PS en France, mais le Parti des travailleurs au Brésil, Rifondazione Comunista en Italie, et Podemos en Espagne ; ils travaillent étroitement avec Die Linke en Allemagne et l'International Socialist Organization aux Etats-Unis.

Le gouffre de classe qui sépare ces forces du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI) et de sa section française, le Parti de l'égalité socialiste (PES), est de plus en plus évident. Le CIQI anticipe une résurgence de luttes révolutionnaires des travailleurs et lutte pour se contruire en tant qu'avant-garde trotskyste. Les pablistes, intégrés il y a des décennies à la politique officielle et férus de théories postmodernistes et antimarxistes, soutiennent l'élite dirigeante, méprisent les masses, et insistent qu'une opposition internationaliste au capitalisme ne rencontrera aucun soutien.

« Il y a un désarroi général dans tous les pays dans une grande majorité de la population, » a dit Krivine, « soit parce que dans la plupart des pays quand la gauche était au pouvoir elle menait une politique de droite, soit quand la droite était au pouvoir elle menait une politique de droite. Le résultat c'est que tout le monde est paumé, paumé. Vous regardez les élections, on ne peut plus prévoir quoi que ce soit ... parce qu'on ne vote plus pour, on vote contre. »

Krivine a évoqué les présidentielles françaises et les candidatures d'Emmanuel Macron, de Marine Le Pen du FN, Jean-Luc Mélenchon de la France insoumise (FI), et Philippe Poutou du NPA : « Alors on l'a vu en France récemment, on ne vote pas pour Macron ou pour Mélenchon. On ne vote pas pour Poutou, ça c'est clair. Mais parce qu'ils disent, t'es plus sympa mais t'es pas crédible ».

Krivine a insité que c'était la droite et l'extrême-droite néo-fasciste qui bénéficieraient de la crise : « Qui en profite ? Des cinglés comme Trump aux Etats-Unis, des nationalistes comme ceux qui ont fait le Brexit en Angleterre, des nationalistes fascisants comme le Front national en France, des véritables nazis comme en Grèce l'Aube dorée. Mais partout, qui profite de la crise du capitalisme ? C'est pas les anticapitalistes, c'est pas nous. »

Il a ajouté que dans un avenir proche, il n'y avait aucune perspective pour un anticapitalisme internationaliste ; il n'a même pas mentionné la possibilité d'une révolution socialiste.

Il a dit : « Des conclusions : Un, malheureusement peut-être on est les seuls internationalistes dans une période où c'est pas bon. Deux, on milite et on est anticapitaliste dans une période provisoire j'espère, on est très isolé, pas la peine de se le cacher. Trois, on a eu un candidat à la présidentielle qui a marqué des points énormes, Philippe Poutou ... mais on lui dit on ne vote pas pour toi, tu n'es pas crédible. »

Krivine n'offrait que du désespoir. Le discrédit de Barack Obama et du Parti démocrate, de l'Union européenne (UE) et du PS ont été suivis de l'élection de Trump, du Brexit, et d'une désillusion avec le NPA. Pour Krivine, la situation est donc sans espoir, et il traite la majorité de la population mondiale, avec arrogance, de « paumés ». Cette analyse est totalement fausse.

L'élection de Trump sur un programme de nationalisme et de guerre, le discrédit des politiques d'austérité européennes et la poussée de l'UE vers une politique militaire indépendante des Etats-Unis témoignent tous d'une crise révolutionnaire du capitalisme. L'ordre mondial capitaliste ressorti de la Deuxième Guerre mondiale et de la restauration du capitalisme par la bureaucratie stalinienne en URSS s'effondre. Les appareils syndicaux et les satellites politiques du PS, qui depuis longtemps encadrent et étranglent la lutte des classes, perdent leur influence.

La perspective du CIQI se confirme : la dissolution stalinienne de l'URSS, un danger souligné par Léon Trotsky, ne signifiait pas la fin de l'époque historique de la révolution socialiste mondiale. Les contradictions du capitalisme produisent de nouvelles crises révolutionnaires. Et en 2011, des soulèvements de masse des travailleurs ont renversé des dictateurs en Egypte et en Tunisie.

La désillusion des masses et leur colère sociale après des décennies de crise et d'austérité sont autant de signes qu'une crise révolutionnaire se prépare en Amérique, en Europe, et au-delà. Le soutien de millions de jeunes travailleurs américains pour les promesses de Bernie Sanders qu'il réaliserait le socialisme, les luttes des jeunes et des travailleurs français contre la loi travail, et l'opposition en Europe contre la guerre et le service militaire en témoignent. Presque une décennie après le krach de 2008, les prémisses économiques et sociales d'une révolution socialiste existent.

Krivine n'a même pas tenté d'expliquer pourquoi, dans cette situation explosive, la droite a pu si souvent avancer. Surtout, il a gardé le silence sur le rôle du NPA. Ceci faisait penser à la réaction de Trotsky, peu avant son assassinat en 1940 par le stalinien Ramon Mercader, à ceux qui attribuaient la responsabilité de la victoire fasciste dans la Guerre Civile espagnole aux travailleurs.

« La falsification historique consiste à attribuer la responsabilité de la défaite espagnole aux masses ouvrières, et non aux partis qui ont paralysé, ou purement et simplement écrasé, le mouvement révolutionnaire des masses », a-t-il dit, avant d'ajouter : « Cette philosophie de l’impuissance, qui cherche à faire accepter les défaites comme de nécessaires anneaux dans la chaîne des développements cosmiques, est parfaitement incapable de poser, et se refuse à poser, la question du rôle des facteurs aussi concrets que les programmes, les partis, les personnalités qui furent les organisateurs de la défaite. Cette philosophie du fatalisme et de la prostration est diamétralement opposée au marxisme, théorie de l’action révolutionnaire. »

Le rôle du NPA n'a pas été d'avancer une politique révolutionnaire, mais de bloquer par une politique petite-bourgeoise l'opposition populaire à la guerre, l'austérité, et les politiques anti-démocratiques. Afin de justifier sa démoralisation, Krivine a dû passer sous silence le rôle contre-révolutionnaire de sa propre organisation.

Le nationalisme et la guerre sont sans aucun doute parmi les plus grands dangers qui menacent les travailleurs. Evoquant avec indignation les attentats terroristes de l'Etat islamique (EI), Krivine a dit : « Dans le peuple arabe c'est l'intégrisme religieux qui est en train de gagner des points, et dans les peuples occidentaux c'est des organisations comme Marine Le Pen, ceux qui ont fait le Brexit qui gagnent des points, mais pas nous. Donc il faut se poser le problème. Qui aujourd'hui permet au nationalisme de se développer ? Et là on verra que Macron, Hollande, Trump sont co-responsables de la guerre qui est en train de se développer. »

La colère de Krivine est de l'hypocrisie pure. La responsabilité pour les attentats de l'EI incombe aux forces qui ont promu les guerres de l'OTAN en Libye et en Syrie où l'EI a émergé – c'est-à-dire, non seulement aux gouvernements français, américains, et des autres puissances de l'OTAN, mais aux pablistes et à leurs alliés. Le NPA a exigé agressivement une intervention imperialiste pour armer des milices dominées par des islamistes de droite.

Avant l'invasion américaine illégale de l'Irak en 2003, des millions de gens aux Etats-Unis, dans les pays européens qui participaient à la guerre, et autour du monde ont manifesté contre la guerre. Une décennie plus tard, les pablistes n'ont pas appelé à manifester, mais exigé des interventions impérialistes coordonnées avec la CIA. Le porte-parole du NPA Olivier Besancenot a insisté que la France devait armer les rebelles, et le professeur Gilbert Achcar a exigé des bombardements par l'OTAN pour sauver l'opposition à Benghazi en Libye, puis rencontré le Conseil national syrien, qui est lié à la CIA, pour planifier une guerre en Syrie.

Ces réseaux islamistes qui acheminaient des recrues et des armes vers la guerre en Syrie, ont non seulement engendré l'EI. Ils ont renforcé l'extrême-droite en Europe en organisant des attentats à travers le continent, tout en disposant du soutien du NPA, qui a participé à la suppression de l'opposition à la guerre en les présentant en tant que dirigeants d'une révolution démocratique.

Les dirigeants des attentats – les frères Kouachi à Charlie Hebdo, le recruteur de l'EI sur Facebook Abdelhamid Abaaoud le 13 novembre 2015 à Paris, les frères Bakraoui qui ont dirigé l'attentat du 22 mars 2016 à Bruxelles, ou Salman Abedi, qui a mené l'attentat récent à Manchester – étaient tous connus et suivis par les services de renseignement. Ils ont pu préparer leurs attentats parce que, en tant que serviteurs de l'OTAN au Moyen Orient, ils étaient libres de leurs mouvements. Cette reálité politique était cachée à des masses de gens.

Le NPA a rejoint les médias et l'élite dirigeante pour cacher la responsabilité de l'impérialisme dans les attentats. La classe politique a pu exploiter les peurs provoquées par les attentats, et les attribuer non pas à la guerre mais aux Musulmans, afin d'exiger l'installation d'un Etat policier. En France, le PS a imposé un état d'urgence, que Macron veut pérenniser par une loi permettant à la police de mener des perquisitions, des arrestations, et des assignations à résidence indépendantes de tout processus juridique.

Sans surprise, les principaux bénéficiaires de cette politique a été l'extrême-droite, et notamment en France, le FN. Le NPA porte une lourde responsabilité dans sa montée.

Quelle que soit la posture « internationaliste » et « anticapitaliste » de Krivine, les NPA est un parti petit bourgeois qui mène une politique pro-impérialiste. Sa réaction démoralisée et hystérique à l'effondrement du PS en France et du discrédit des élites dirigeantes à travers le monde est le reflet fidèle du fait que le NPA lui-même fait partie de cette élite politique qui s'écroule.

Sur la France, Krivine a fait un compte-rendu sommaire de la crise du PS et de ses alliés, dont le Parti communiste français (PCF) stalinien : « Le PC est complètement dans la salade, il ne sait plus où il en est, ses militants ne savent plus où il en est. Les Verts sont complètement divisés. (...) Le PS, je n'en parle pas, il paraît c'est un parti de gauche mais je n'en parle pas. C'est à un tel point que chaque courant au PS est en train de fonder son propre parti. »

Krivine n'a pas attaqué le PS – une attitude qui remonte à l'étroite collaboration entre diverses tendances petite-bourgeoises qui avaient rompu avec le trotskysme, dans la fondation du PS en 1971. Après la scission des pablistes avec le CIQI en 1953, l'Organisation communiste internationaliste (OCI) de Pierre Lambert a rompu avec le CIQI et avec le trotskysme en 1971 afin de rejoindre les pablistes dans une stratégie favorable à la construction du PS. L'OCI se fondait sur la fausse perspective qu'une Union de la Gauche entre le PS et le PCF pouvait créer un gouvernement ouvrier. Le PS est ainsi truffé d'ex-pablistes et d'ex-lambertistes.

Krivine s'est amusé du fait que le PS est un endroit où beaucoup de tendances politiques peuvent se rassembler pour manœuvrer. Evoquant les luttes fractionnelles actuelles au sein du PS, Krivine a dit que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, « qui vient des lambertistes, connaît très bien. Ils viennent tous des lambertistes ou de chez nous, donc ça prouve que c'est un point de rencontre. » Il n'a tiré aucun bilan de la présidence de Hollande, ni présenté d'avertissement sur les dangers que pose son successeur, Macron, aux travailleurs.

C'est une falsification dangereuse de l'histoire et du rôle de classe du PS. Ce parti est né d'une alliance entre non seulements des rénégats petit-bourgeois du trotskysme, mais d'une couche de catholiques sociaux, d'ex-staliniens, et d'ex-collaborationnistes, dont le plus en vue était le premier dirigeant et premier président de la République tiré du PS, François Mitterrand. Le PS était dès le départ un parti réactionnaire du capital financier, étroitement lié à l'aristocratie financière et recruté largement du corps enseignant et de l'appareil d'Etat.

Les pablistes et les lambertistes qui ont fourni une couverture de « gauche » au PS ont couvé un monstre qui s'est retourné violemment contre les travailleurs pour mener une politique d'austérité et de guerre chaque fois qu'il était au pouvoir. Entre 2012 et 2017, Hollande a mené une politique très à droite. En imposant l'état d'urgence et une loi travail visant à vider de leur substance les tribunaux de prud'hommes et le Code du Travail, tout en invitant Marine Le Pen à l'Elysée, Hollande a préparé le terrain pour une tentative par Macron d'établir un régime d'exception permanent en France.

Armé de pouvoirs d'exception pour interdire des manifestations et détenir des manifestants, Macron compte imposer des coupes sociales drastiques en France par ordonnances et réintroduire le service militaire universel. Macron anticipe une large opposition des travailleurs, et il veut établir une ce qui serait dictature afin d'y faire face.

L'intervention de Krivine à Villejuif démontre que le NPA n'a aucune intention de mobiliser les travailleurs en une lutte révolutionnaire contre ces dangers. Il représente des couches sociales privilégiées qui ont été intégrées au PS depuis presque un demi-siècle, et qui souffrent peu de l'impact de sa politique sur les travailleurs. Pendant des décennies, ils ont voulu développer le PS à la place d'un parti révolutionnaire.

Quand le mouvement pabliste a lancé le NPA en 2009, ils ont même insisté explicitement qu'ils voulaient se lier à des membres du PS. La plateforme politique présentée à son congrès déclarait : « Le NPA ne revendique pas de filiation spécifique avec le Trotskysme, mais une continuité avec celles et ceux qui ont affronté jusqu'au bout le système depuis deux siècles. Le NPA est un parti pluraliste et démocratique. Le processus constituant a commencé "par en bas", puis il y a eu un réel élargissement politique avec la participation de camarades venant de diverses composantes du mouvement social, de la gauche antilibérale, de l'écologie politique, de camarades issus du PS, du PCF, du mouvement libertaire, de la gauche révolutionnaire. Sans s'affadir, le NPA a tout à gagner en s'ouvrant plus encore. »

Le Parti de l'égalité socialiste (PES) explique par contre que la désillusion des travailleurs avec le NPA et les appareils syndicaux est un signe que des luttes révolutionnaires sont en préparation, en France et à travers le monde. Les travailleurs cherchent une voie pour lutter contre l'austérité, les inégalités sociales et la guerre. Mais, comme le démontre le rapport de Krivine, les travailleurs ne croient plus qu'il est possible d'obtenir les revendications sociales limitées avancées par le NPA sans une lutte ferme contre le PS et Macron. Et ceci signifie une lutte contre le NPA, aussi.

La conclusion du meeting de Krivine a traité des difficultés qu'a le NPA pour mobiliser des travailleurs dans sa campagne présidentielle et ses activités syndicales. Krivine s'est plaint que les travailleurs disent à Poutou : « Mais qu'est-ce que tu vas foutre dans ces élections, tu es ridicule. Tu n'es pas crédible. Tout ce que tu proposes c'est vachement bien, mais pas dans la situation actuelle ».

Le NPA s'inquiète de la désillusion des travailleurs avec sa politique. Krivine a dit que Poutou, qui est délégué CGT à Ford-Blanquefort près de Bordeaux, « vous dira qu'il a un mal fou depuis quelques mois à mobiliser des travailleurs de Ford pour venir en solidarité avec telle ou telle lutte, et même pour mener la lutte à Ford, qui risque de se faire licencier et fermer. »

Après ces commentaires, un reporter du WSWS a demandé à Krivine s'il pouvait expliquer la perte de crédibilité du NPA. Krivine a laissé à deux membres du NPA le soin de répondre à sa place. Les deux ont souligné le fait que les luttes syndicales encouragées par le NPA n'ont pas empêché une vague de fermetures d'usines et une montée énorme du chômage depuis le krach de 2008.

« Il y a eu toutes les vagues de licenciements depuis 2008 qui sont passées, même s'il y a eu des résistances parfois dures à Continental, mais toutes ces luttes ont abouti à la fermeture des entreprises », a dit l'une des deux.

L'autre a suggéré de tenter de réconcilier les grévistes avec les fermetures d'usine en leur expliquant que leurs employeurs ont des problèmes financiers : « Les luttes défensives, c'est souvent par une défaite que ça se termine, mais selon la façon dont la lutte s'est passée, les résultats ne sont pas les mêmes. Si les travailleurs sont contents de la lutte, qu'ils ont été jusqu'au bout, ils ont compris comment ça se passait, ils ont vu les problèmes, ils étaient des acteurs, ça reste des défaites bien sûr parce que les entreprises ferment, mais ce n'est pas la même chose. »

De pareilles propositions, quand les pouvoirs publics abreuvent les banques de milliers de milliards d'euros, démontrent que le NPA n'a rien à proposer aux travailleurs et sert d'instrument à des forces hostiles au prolétariat. Alors qu'une confrontation révolutionnaire entre la classe ouvrière et l'aristocratie financière se profile, le NPA fait un virage à droite, traitant l'internationalisme et l'opposition au capitalisme d'idéal utopique.

Dans les luttes à venir, les travailleurs n'auront pas besoint d'un syndicat ou d'un allié politique du PS, mais d'une avant-garde trotskyste qui lutte pour une révolution socialiste internationale. On ne trouvera pas d'autre moyen de combattre l'offensive de Macron et des autres gouvernements impérialistes en Europe. Ce parti n'est pas le NPA, qui est un outil corrompu et démoralisé des élites dirigeantes, mais le PES en France et les sections du CIQI à travers le monde.